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Pierre Arditi, conductor in “Maestro(s)”: “I am humble, but not modest”



Pierre Arditi becomes a music lover, on the screen. In the French dramatic comedy, “Maestro (s)”, in theaters since Wednesday December 7, director Bruno Chiche wanted to tell the story of a father and a son, both conductors in friendly competition and sometimes in deep disagreement.

On the occasion of the preview organized by “l’Obs” at the Silencio des Prés, the French actor answered questions from Jérôme Garcin, head of the Culture department.

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The wine, the cinema, the ass of Jean Carmet… The confidences of Pierre Arditi

In this conversation, the two thirty-year-old “comrades” talk about cinema, theater and share their passion for classical music. Particularly Mozart that Pierre Arditi could “listen to all (his) life” or Scarlatti’s Piano Works, which he rediscovered thanks to Nicolas Bedos, with whom the French actor has just finished filming the “Alphonse” series for Prime Video. Pierre Arditi also evokes his father, an artist-painter, who was a real “beacon” for him.



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Jérémie Guez, new boss of the French thriller? “Cinema is a craft like any other”


It’s all about speed in “Kanun, the Law of Blood”. No dead time, just actions: among thugs, life hangs by a thread, and love at a glance. Third film by Jérémie Guez (after “Bluebird” in 2018 and “Sons of Philadelphia” in 2021), this ultra-black thriller sums up the style of this 34-year-old director, already author of fifteen screenplays, five novels, a comic strip and two series.

This native of Sables-d’Olonne (Vendée), nominated for the Césars 2022 for the script for “Black Box” by Yann Gozlan, was in good school: the novels of David Goodis, the films of Humphrey Bogart. In “Kanun, the law of blood”, he is inspired by the popular traditions of Albania, which infuse the violence of an environment run by vendetta. Is Jérémie Guez on the way to becoming the “taulier” of the French thriller, after Yves Boisset and Olivier Marchal? Interview.

Between your films and your books, two obsessions stand out: adrenaline and revenge. Especially in “Kanun”. Where did you pick up these themes?

Jeremiah Guez I have always been very fond of genre literature and cinema. I started reading noir novels when I was a child, around 10 years old. I picked up books right and left, that’s how I read authors like Chester Himes or David Goodis. There is a publishing house that literally educated me: Rivages, by François Guérif. What’s funny about these books is that they travel a lot. There is a network form s

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« Les Pires », « Falcon Lake », « Maestro(s) »… Les films à voir (ou pas) cette semaine


♥♥♥ Les Pires

Comédie dramatique française par Lise Akoka et Romane Gueret, avec Mallory Wanecque, Timéo Mahaut, Johan Heldenbergh (1h39).

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Gabriel, cinéaste, vient tourner « A pisser contre le vent du nord » dans une cité de Boulogne-sur-Mer. Il fait passer des castings sauvages et recrute le petit Ryan (Timéo Mahaut), qui vit avec sa sœur après avoir coché la case foyers, Lily (Mallory Wanecque), réputation de fille facile, Jessy (Loïc Pech), trois mois de ballon pour conduite sans permis, et Maylis (Mélina Vanderplancke), gamine solitaire. Autour d’eux, éducateurs et habitants masquent sévère : faut-il choisir les pires, filmer la misère et reproduire ces clichés auxquels ils essaient de tordre le cou ? Anciennes directrices de casting, les réalisatrices jouent la mise en abyme en brouillant les frontières entre réel et fiction, en moquant les archétypes du cinéma social. Dans cette pépite brute mais nuancée, d’abord filmée caméra à l’épaule, elles ciblent Gabriel, manipulateur capable de raconter sa première expérience sexuelle avant une scène d’amour entre deux ados, mais savent aussi montrer sa fragilité et une équipe à l’écoute des enfants. Ces non-professionnels imposent leur parler chti, leur vérité stupéfiante, leur talent électrique, notamment Mallory Wanecque, déchirante lolita des classes popu, et Timéo Mahaut, spontanéité cosmique. Sophie Grassin

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♥♥♥ Falcon Lake

Drame franco-canadien par Charlotte Le Bon, avec Joseph Engel, Sarah Montpetit, Monia Chokri (1h40).

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Chronique d’un éveil au désir ou film de fantômes ? Œuvre solaire ou ténébreuse ? On doute jusqu’au bout, précieuse qualité de ce premier long-métrage dont on sort avec une certitude : il y a là un talent fou. On l’a crue mannequin, Miss Météo pour Canal+, actrice. En fait, Charlotte Le Bon est cinéaste. Dotée d’un sens du cadre, du plan, de sa durée, du choix de la pellicule (16 mm) et d’une sensibilité qui transcendent ce récit d’adolescence, genre convenu. Tiré du roman graphique de Bastien Vivès, « Falcon Lake » retrace l’été des 13 ans de Bastien, venu de France pour passer les vacances en famille au bord d’un lac canadien. L’y attendent Chloé, 16 ans bientôt 18, et une légende autour d’un spectre qui rôderait dans le coin. Rarement la soif et la peur de vivre, les sentiments confus et les penchants morbides de cet âge ont été aussi bien incarnés – chapeau à Sarah Montpetit et Joseph Engel, déjà formidable chez Louis Garrel (dans « l’Homme fidèle » et « la Croisade »). On pourrait rapprocher le film de « Pique-nique à Hanging Rock », de Peter Weir, ce ne serait pas rendre justice à la voix très personnelle de Le Bon, dont on comprend mieux désormais le patronyme masculin : l’expérience intime des garçons n’a pas de secret pour elle. Nicolas Schaller

♥♥♥ Maestro(s)

Comédie dramatique française par Bruno Chiche, avec Pierre Arditi, Yvan Attal, Miou-Miou (1h27).

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L’art de la simplicité : sans fanfare, sans effets, sans trucs, l’histoire des rapports de deux chefs d’orchestre, l’un étant le fils de l’autre. Concurrence amicale, rapports orageux, quand le plus jeune apprend qu’il y a erreur : ce n’est pas son père qui a été sollicité pour la Scala, mais lui-même. Bruno Chiche touche juste, avec des acteurs qui sont portés par la grâce. C’est drôle, touchant, jamais relou, et joliment adapté d’un roman de Joseph Cedar. L’un de ces films dont on sort avec le sourire et émotion, comme un présent inattendu. François Forestier

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♥♥ Les Bonnes Etoiles

Drame sud-coréen par Hirokazu Kore-eda, avec Song Kang-ho, Dong-won Gang, Donna Bae (2h09).

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Deux trafiquants d’enfants partent sur la route avec un bébé à vendre et la mère de celui-ci, en cavale. Ils cherchent les meilleurs parents pour le nourrisson que deux policières et des mercenaires tentent de récupérer. On retrouve la petite musique du japonais Hirokazu Kore-eda, cinéaste de l’enfance résiliente et des familles réinventées, dans ce touchant road-movie, tourné en Corée du Sud, avec quelques-uns de ses meilleurs acteurs – dont Song Kang-ho (le père de « Parasite », de Bong Joon-ho), prix d’interprétation à Cannes. Comme souvent chez le réalisateur d’« Une affaire de famille », la violence et la détresse sociales sont pansées par l’empathie et la délicatesse d’une mise en scène elliptique, ici emberlificotée dans une sous-intrigue policière qui nuit à la crédibilité de l’ensemble. N. S.

Song Kang-ho, l’acteur qui porte le cinéma coréen

♥♥ Nos frangins

Drame français par Rachid Bouchareb, avec Reda Kateb, Lyna Khoudri, Samir Guesmi, Raphaël Personnaz (1h32).

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Avec « Nos frangins », expression tirée d’une chanson de Renaud, le réalisateur d’« Indigènes » ajoute une nouvelle pierre à son histoire de l’immigration à travers les destins mêlés de Malik Oussekine et d’Abdel Benyahia, tous deux tués au même âge la nuit du 6 décembre 1986 par les forces de l’ordre. Entre images d’archives (Chirac, Pandraud, manifs anti-Devaquet) et fiction (deux familles, l’une, bourgeoise, qui sait se défendre, l’autre, ouvrière, à laquelle on refuse la vérité), il retrace avec sobriété une époque pas si éloignée de la nôtre. Violences policières, mensonge d’Etat… Bouchareb sait faire jaillir l’émotion à travers l’affaissement d’un père (Samir Guesmi), la poésie d’un griot veillant les deux corps à la morgue ou des images retrouvées d’Abdel Benyahia. S. G.

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Rachid Bouchareb : « Avant Malik Oussekine, nos morts n’avaient pas de nom »

♥♥♥ Kanun. La loi du sang

Polar français par Jérémie Guez, avec Waël Sersoub, Tugba Sunguroglu, Arben Bajraktaraj (1h35).

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Un polar brutal, sec, nerveux. Quand Lori, enfant, a fui l’Albanie pour éviter d’être saigné, il ne savait pas que, vingt ans plus tard, ce passé le rattraperait à Bruxelles. Devenu un truand mafieux, il tombe sous la loi du Kanun, la loi du sang, et plonge dans une violence sans issue. Jérémie Guez, auteur de romans bien noirs (« les Ames sous les néons »), est un cinéaste de la vitesse : pas de digressions, juste les faits et l’action. Son film précédent, « Sons of Philadelphia », donnait le la. Ici, nul ne peut échapper au destin. Noir et bien serré. F. F.

♥♥ Sous les figues

Drame tunisien par Erige Sehiri, avec Ameni, Fide et Feten Fdhili (1h32).

Vimeo – Bande-annonce – SOUS LES FIGUES

C’est le temps de la récolte des figues. L’ombre des arbres et le feuillage touffu sont un refuge idéal pour les jeunes femmes et les garçons employés à cette tâche estivale. Pour son premier film de fiction, la documentariste tunisienne se fait la complice de flirts naissants et clandestins. Un jeu de l’amour et de l’interdit qu’elle filme au plus près des corps, des visages et des déclarations chuchotées. L’élégance tout en langueur solaire de sa mise en scène poétise ce film, où les bavardages sont faussement anodins. Sans toutefois échapper à un certain systématisme. Xavier Leherpeur

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♥♥ Mourir à Ibiza

Comédie estivale française par Anton Balekdjian, Mattéo Eustachon, Léo Couture, avec Lucile Balézaux, César Simonot (1h47).

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Un rendez-vous manqué avec un ex et la rencontre inopinée avec deux garçons, l’un gladiateur, l’autre boulanger, vont changer l’été de Léna. Un trio qui se retrouvera trois étés de suite et endurera l’épreuve du temps et du désir silencieux. Les trois cinéastes, sans chercher à cacher leur inspiration rohmérienne (avec un soupçon de Rozier), saisissent la naissance et la fragilité d’une amitié estivale traversée par un sentiment amoureux qui n’éclot jamais vraiment. L’écriture est subtile, mais la mise en scène un peu linéaire. X. L.

♥ Le Chat Potté 2. La dernière quête

Film d’animation américain par Januel P. Mercado et Joel Crawford (1h42).

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Le déficit d’attention de nos enfants mérite-t-il des films d’animation à ce point hystériques ? Dans cette deuxième aventure, le matou hâbleur et ferrailleur, issu de la franchise « Shrek », se découvre mortel : ayant atteint sa neuvième et dernière vie, il s’essaie à la retraite dans une pension pour chats avant de partir dans la Forêt sombre à la recherche de l’Etoile à vœu, que convoitent d’autres avatars modernes des contes de fées. Une Boucle d’or et des ours très « Masha et Michka », un multivers psychédélique à la « Alice au pays des merveilles », des scènes d’action façon manga : un fourre-tout des modes enfantines, habilement calibré, sans charme ni poésie. N. S.

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♥♥ Le Royaume des étoiles

Dessin animé allemand par Ali Samadi Ahadi (1h24).

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Peter ne croit ni aux fées ni aux légendes dont se nourrit en revanche sa petite sœur. Mais le soir où cette dernière disparaît, il se retrouve propulsé dans un monde onirique peuplé d’étranges créatures lunaires, d’un chœur d’étoiles filantes et d’un marchand de sable fantasque. Une course contre la montre (il faut rentrer avant l’aube) qui pallie un dessin sans réelle personnalité (récurrent souci de l’animation germanique) par un scénario débordant d’idées formelles et de touches humoristiques. Le film prend son envol grâce à une réalisation qui use sans en abuser des libertés de mouvements offertes par l’animation informatisée. Délicieuse surprise. X. L.

♥♥ La (Très) Grande Evasion

Documentaire français par Yannick Kergoat (1h54).

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La fraude fiscale, mode d’emploi. Depuis des décennies, on nous promet la fin des paradis fiscaux, et rien ne se passe. Yannick Kergoat (« les Nouveaux Chiens de garde ») démonte les mécanismes de l’évasion du fric, avec lucidité, une pointe d’humour et, aussi, une sacrée bonne enquête. Moralité : plus les fortunes se dissimulent, plus les inégalités sociales augmentent. Même un président bien intentionné comme Obama n’a pas réussi à faire bouger les choses : le capitalisme est retors. Et nous, on est impuissants. F. F.

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♥♥ Il nous reste la colère

Documentaire français par Nicolas Beirnaer et Jamila Jendari (1h36).

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Grandeur et tristesse de la lutte syndicale contre la fermeture de l’usine Ford à Blanquefort (Gironde). La dernière année de l’activité a été filmée par les deux réalisateurs, qui laissent la parole aux travailleurs et à Philippe Poutou : devant l’inéluctable, la bataille semble vaine. Mais il y a des combats qui méritent d’être menés. Ce n’est ni la première fois ni la dernière qu’on chronique une grève, mais c’est toujours le même constat. Il ne faut pas se laisser faire, il faut lever le poing. F. F.

E-CINÉMA

♥♥♥ Pinocchio

Film d’animation américain par Guillermo del Toro et Mark Gustafson (1h57). Sur Netflix dès le 9 décembre.

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Ce film, que Guillermo del Toro a mis quinze ans à voir aboutir, est son plus beau depuis « le Labyrinthe de Pan »… il y a quinze ans. Secondé par Mark Gustafson, le cinéaste y fait sienne l’œuvre de Carlo Collodi sans en trahir l’esprit. La fable picaresque prend place, ici, en pleine montée du fascisme, Pinocchio est enrôlé dans les jeunesses mussoliniennes, et sa conscience, Jiminy Cricket, se fait couper la chique chaque fois qu’il tente d’en placer une. Le surplomb moralisateur ? Très peu pour del Toro, qui lui préfère une réflexion sur le libre arbitre et l’instinct de survie des enfants face aux horreurs des adultes, magnifiée par la magie du stop motion, une lumière chatoyante et les chansons d’Alexandre Desplat, bien plus inspiré que d’ordinaire. Il faut un temps pour s’acclimater au visuel archaïque des marionnettes, très commedia dellarte, mais le jeu en vaut la chandelle. A ranger parmi les meilleurs « Pinocchio », avec ceux de Walt Disney et de Luigi Comencini. N. S.

À LIRE

♥♥♥ « La Nouvelle Vague »

La suite après la publicité

Par Raymond Cauchetier. Hugo Image, 237 p., 49,95 euros.

C’est une explosion de jeunesse, de force, de fraîcheur : Raymond Cauchetier, photographe de guerre, passe sur les plateaux des jeunes cinéastes, en 1960. Il capte Belmondo et Jean Seberg sur les Champs-Elysées, surprend Truffaut et Jean-Pierre Léaud sur les toits de Paris, se trouve à côté de la caméra de Jacques Rozier pour « Adieu Philippine »… Deux cent trente photos qui concentrent toute une époque. Godard s’amuse, Anouk Aimée pose, Jeanne Moreau chante. Dans cet album, nostalgie et émerveillement sont mêlés. F. F.

♥♥♥ « Carpenter. Un ange maudit à Hollywood »

Par Stéphane Benaïm. LettMotif, 216 p., 26 euros.

Pendant longtemps, John Carpenter a été considéré comme un cinéaste de série B. C’est faux : des films comme « New York 1997 » (1981), « Christine » (1983) ou « l’Antre de la folie » (1994) prouvent à quel point Carpenter a été inventif. Musicien, caméraman, auteur, il a été un réalisateur en marge du système, se battant avec acharnement pour un cinéma de genre et une liberté de style peu commune. Dix-huit films, passés en revue dans ce livre qui remet les pendules à l’heure, avec talent. F. F.



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Song Kang-ho, the actor who carries Korean cinema


Endless cheeks like a sun in the middle of the face, laughing eyes that know how to be menacing, a large awkward body with unexpected gestures… Song Kang-ho’s extra-terrestrial expressiveness has made him the emblematic actor of the new wave. South Korean, his genius for portraying the mad or the bewildered, arousing fear and laughter in a single look overflowing with humanity, having met the ambition of iconoclastic directors, at the crossroads of genres (thriller, farce, drama , comedy, horror).

If South Korean cinema was the most dynamic and adventurous of the 2000s, it is also thanks to him, the favorite interpreter of Bong Joon-ho and Park Chan-wook. The incapable father of “Parasite” and “The Host”, the unpredictable cop of “Memories of Murder”, the prison junkie of “Snowpiercer”, the priest-vampire of “Thirst, this is my blood”, the clumsy lover of “Secret Sunshine”, the weirdo of “Good, Bad and Crazy”. A mega-star in his country and a regular at the Cannes Film Festival where he had to wait to be directed by the Japanese Hirokazu Kore-Eda to receive the best actor award last May.

“Parasite”, with Woo-sik Choi, Song Kang-ho, Chang Hyae Jin, Park So-dam. (COPYRIGHT THE JOKE

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In the notebooks of Ingmar Bergman, “1,000 pages to try to ward off the blank page”


It’s a sum: a thousand pages! Ingmar Bergman, one of the greatest geniuses of world cinema, kept his notebooks for half a century, and these are published today by Carlotta, film distributor and incidentally publisher (“Jeanne Moreau cinéaste”, ” Bela Tarr”, “The Extravagant Mr Capra”, “Richard Fleischer, a work”). A revelation: from the time of the “Seventh Seal” to that of “Sarabande”, via “Persona”, “Cries and Whispers” and “Scenes from Married Life”, the filmmaker has never ceased to throw on the paper his impressions, his projects, his doubts, his hopes.

The world according to Bergman is defined in these pages: God (and his absence), dreams, darkness, poetry, intimate demons, everything is there. It is in the words of the author, “a storm of feelings”. Essential extension of “Laterna Magica”, published in 1987, this collection of “Notebooks” gleaned over the years is dominated by a sentence, where the artist says to himself “in search of the bomb that will dig a crater in the indifference of men”. His book, prefaced by the translator Jean-Baptiste Bardin, “perhaps asks the reader for a special requirement”. We asked him to lead us on the paths of this requirement.

It is a monumental work that you have undertaken there…

Jean-Baptiste Bardin. A year and a half of work, and unusual difficulties. When you translate a novel, you look for a rhythm, a tone. Bergman, he wrote what he didn’t

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Gérard Depardieu, in 1990: “I am not a cinema eater”


He talks about women, his life, Luc Besson, Duras and the profession of winegrower. He is the greatest French actor. Jean-François Josselin met him in the United States, on the set of Peter Weir’s next film.

New York at the corner of Tenth Avenue and 54th Street, a film studio. Dusty bric-a-brac, crossed by gentlemen and ladies who never stop drinking coffee. A tinny ringing. A young woman shouts: “Camera rolling! » A man’s voice answers: ” Stock ! » The light springs from a dozen projectors. And suddenly, there he is. Not Cyrano for a penny. Rejuvenated, slimmed down, with the beautiful canaille air of the time of the “Valseuses”. Gérard Depardieu began a second career, this time international, with the Australian Peter Weir (“Witness”, “The Circle of Missing Poets”). Their film is called “Green Card” – like the famous green card that allows foreigners to work in America. “Dipardipiou”, they already recognize him, thanks among other things to the Return of Martin Guerre »which was a hit coast to coast. They like him, Depardieu, they stop him in the street, they pat him on the back, they adopted him. And it’s true, this fawn full of sweetness and childhood seems cut out for the great outdoors. It is turbulent and modern, tumultuous and refined. He has a deep look and a tender voice. And when he speaks, Gérard, the one who is our chance in Cannes today, we are, of course, under the spell.

The New Observer – Av

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The wine, the cinema, the ass of Jean Carmet… The confidences of Pierre Arditi


Pierre Arditi is a gentleman. His presence is light, his conversation silky, his passion for wine intact – he is seated near a case of château-hostens-picant and one of romanée-conti – and his talent evident. In “Maestro(s)”, by Bruno Chiche, as a conductor jostled by a facetious destiny, and on a screenplay with little onions, Arditi imposes his silences. In the film, watch him on the Pont de Sully, leaning against the green cast iron by the Seine. He contemplates the water, the evening sky, broods over an intimate pain and shares with us his emotion as a torn father. What does he put in these silences, which only great actors master? ” Me “he said, with proud simplicity.

It is that Pierre Arditi, at 78, has not finished giving himself. He spreads cuttings in his dozens of roles and adds, greedily: “I am a Stanislavskian. You know what it is ? » The lessons of Tania Balachova, inherited from Constantin Stanislavski, genius honored with the title of “people’s artist” in 1936 in Moscow, focused on: “I don’t believe in the duplication of the actorhe said. I think we play little pieces of ourselves that we put at the service of another who would be a stranger but who, in reality, is a first cousin..

Devil ! This man weighed his art, speaks of it with enthusiasm and shows an immoderate love for the great elders, Jean Gabin, Bernard Blier, Pierre Brasseur… Flat, however:

“Actors stink. It is infrequent. I buried my mother a thousand

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11 books on cinema that will have their little effect under the tree


♥♥ Remember the things of life. The Rewound Masterpiece

By Arnaud Corbic, Séguier editions, 160 p., 17.90 euros.

A small book/album, beautiful and neat (in the collection of a “publisher of curiosities”), which redraws the intimate geography of Claude Sautet’s film: analysis of the shots, aesthetic biases, relationships with the actors. The author, Arnaud Corbic, recalls that the filmmaker ” is deeply sensitive to what is vulnerable in man, but also derisory and beautiful in life”. To immerse yourself in the atmosphere of a unique film, which was a great success in 1970, and which remains in the most vivid memory of cinema.

♥♥ Romy Schneider

By Guillaume Evin, Casa editions, 146 p., 29.95 euros.

Thirty pages of text, and the rest, photos. That’s the value of this album, where we can see Romy Schneider in all her states, natural, in an evening dress, in love, as a star, as Sissi, as a mother’s girl… Leafing through this intense life, in these large-format pages, it is the pleasure of finding a star whose face continues to light up the screen, forty years after his suicide.

“Romy Schneider has always fought, she has never suffered”

♥♥ My Memoirs. From Dream to Reality

By Vladimir Cosma, Plon, 512 p., 24.90 euros.

It is he who is on the soundtrack of the “Tall Blond with the Black Shoe”, of “Rabbi Jacob” and of the “Dîner de cons”, among a thousand others. Vladimir Cosma (nothing to do with Joseph Kosma, that of “Fallen Leaves”), Romanian violinist

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Gérard Philipe, the eternal angel of French theater, would have been 100 years old


He would have been 100 years old. 100 years ! It’s an age when you become a legend, which has been the case for a long time with regard to Gérard Philipe. Or a statue, which will never be the case, with this devil of a man. He remains the angel who crossed the stage of the Théâtre-Français, and who infused a little secret music into all his films. On December 16, on France 5, we will be able to see “Gérard Philipe, the last winter of Cid”, a magnificent documentary (but is it really a documentary? Other words come to mind, rondeau, péan, vagrancy, que do I know?) by Patrick Jeudy, adaptation of the book by Jérôme Garcin (the head of the Culture department of “l’Obs”), awarded the Deux-Magots prize in 2020.

From the first images, something insinuates itself, behind this gaze so candid, so good: illness. We know it. Gérard Philipe, he does not know. Coldness will soon enter the soul of Le Cid, whose sound recording is sealed under the feet of visitors, when one enters the proscenium of the Maison de Molière. Thus reigns an invisible mist, which impregnates the columns, the busts, the very air of this place where the dust of the centuries, in the rays of light, gives consistency to the ghosts of the past. For a bit, you would think you could hear the laughter of Till l’Espiègle, whom Gérard Philipe embodied on screen (in a staging he signed with Joris Ivens), and his dazzling catchphrase: “Through the world I go, praising beautiful and good things, and laughing at my mouth full of stupidity! » It’s him, it’s all him. The wings, in the back, can be guessed. Look carefully.

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The flashbacks are telling. See this young man with his hair disheveled running in Grasse, in a landscape of flowers, hills and joy. Admittedly, the father got lost on the paths of an unpleasant collaboration (he was a Doriotist), but the young Gérard followed the advice of his mother, daughter of a pastry chef, and his own instinct which pushed him towards freedom; that’s what we mean when we say that he felt his wings growing. Gérard Philipe acted out a scene from a play by Jacques Deval, the father of Gérard de Villiers (and himself the father of SAS), and the die was cast. In the book and in the film, we feel this flame – and this humor – which carried Gérard Philipe.

Total Romantic Hero

The archives unearthed by Patrick Jeudy demonstrate this: they are of moving beauty. The text of Jérôme Garcin, basso continuo, underlies these images. It is that Gérard Philipe was the total romantic hero. As Fabrice Del Dongo in “La Chartreuse de Parme”, he devoured the character of Stendhal. As Mephisto in “The Beauty of the Devil” by René Clair, he ate the screen. Under the direction of Max Ophüls, in “La Ronde”, he was an aristocrat getting down with a prostitute – under his gaze, she became – yes – a prostitute.

But it is in “The fever rises in El Pao”, by Luis Buñuel, released on January 6, 1960, that Gérard Philipe takes us away: at that time, he had been dead for more than a month, at 36 years old. This man with bluish rings, who faces the forces of death in a Central American country, has an angelic lightness – and the density of a political fighter. Gérard Philipe was to play “the Monk” according to Matthew Lewis, or the aerial carbonaro of “Hussar on the roof” according to Giono. Of these two projects, nothing came of it. But between the stormy blackness of one and the panache already marked by the disease of the other, Gérard Philipe found, there, this tragic fever that Buñuel was looking for. On the Parisian screens, the spectators could see, in this 1960 season, an actor who was only a shadow, and who nevertheless reigned over an empire of light.

Gérard Philipe in “The fever rises in El Pao” by Luis Buñuel. (NANA PRODUCTIONS/SIPA)

It was the Cid’s last winter. It was also the first moment of a beautiful soul, who goes through the world, laughing at his mouth full of stupidity – and illuminating our landscape.

Gérard Philipe, the last winter of the Cid, by Patrick Jeudy, France 5, December 16 at 10:50 p.m. (1:06 a.m.).Preview screening at La CinémathèqueWednesday December 7 at 8 p.m., 51, rue de Bercy, Paris 12ein the presence of Patrick Jeudy, Anne-Marie Philipe and Jérôme Garcin.



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The wonderful “Comments” of Chris Marker


Alain Resnais (left) and Chris Marker awarded the Jean Vigo prize for their film “The statues also die”, in 1954. (UNIVERSAL PHOTO/SIPA / SIPA)

I open “Comments 1″ by Chris Marker. I read : ” When men are dead, they go down in history. When the statues are dead, they enter into art. This botany of death is what we call culture.. I open “Comments 2”. I read : “Kumiko is not the model Japanese girl, assuming that animal exists. She hardly resembles other women, or more exactly she resembles only those who hardly resemble other women. Which already hurts”. The first sentence comes from the short film “Statues also die”, which dates from 1953. The second text illustrates “Le Mystère Koumiko”, released in 1965. Between the two, there is Chris Marker, filmmaker of high lineage, film aristocrat , elusive ghost of planet cinoche. And, incidentally, genius (in the sense of the Arabian Nights: elusive).

Two (thin) volumes, nine films. Documentaries, fictions, fictional documentaries or novels inspired by reality, who knows? Marker died in 2012, at the age of 91, and, on rue Daguerre where he often hung out, no one knew Christian Bouche-Villeneuve (his real name), this tall man who examined the torn posters, sniffed the air from the sidewalk, seemed to be looking for the stump of the tree in “La Jetée”, where the concentric circles of growth indicate an improbable time, when the hero says: ” I come from there “, and shows the future out of the tree. No one, to tell the truth, really knew Marker, who invented a fanciful curriculum vitae, a childhood spent in Cuba (false), an adolescence lived in Ulaanbaatar (false), a philosophical education provided by Jean-Paul Sartre (false), a war spent in the air in the garb of paratroopers (perhaps somewhat true). He was from the past (admiring Jean Giraudoux) and from the century of the future (“Level Five”). Of him, we know only a few films and two or three photos. Dodging was his modus operandi, mist his daily habit. Nevertheless.

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“Ah, the wonderful magic lantern! How it gives the illusion of life! » : the first hours of cinema

“And me, in Paris, I remember Beijing, and I count my treasures”

Still, his “Comments” are wonderful. Here is “Sunday in Beijing” (1955):

Nothing is more beautiful than Paris, except the memory of Paris. And nothing is more beautiful than Beijing, except the memory of Beijing. And me, in Paris, I remember Beijing, and I count my treasures..

Here is “Letter from Siberia” (1957): “The Trans-Siberian is the longest railway in the world. He carried Chekhov, Cendras and Gatti. I have to summon them here, and Jules Verne, and Larbaud, like so many sacred cows, to watch romanticism plus electrification pass by under the flights of wild ducks.”. And again, in “America Dreams” (1959): “In this country where cars (and books) are thrown away after use, even the past is brand new”. Or, in “Cuba Si! (1961): “In the window of a department store, the Three Kings took orders by telephone; a tall bearded man of whom you can ask anything, that is part of the folklore in Cuba”. Under the pen of Chris Marker, images rise, films are born, silences and majestic chants of the Russian Liturgy of Holy Saturday fly away. The two volumes of the “Comments” are part of an essential library, tightened, with a well weighted center of gravity. They never leave me.

“Perfection was his subject”: Stanley Kubrick as told by a friend

In 1982, the year of “Sans Soleil”, I wrote to Chris Marker, asking him to grant me an interview. His response dated January 13, 1983:

Hello. I reject the word “grant” which implies God knows what favors… But it’s true that after having worked on something, you rather want to talk about something else. And particularly in the case of “Sans Soleil”: when you have seen it, you will understand that covering the tracks is part of the game. It would be no game to uncover them in a conversation. But we always end up meeting, especially in Tokyo. So when you pass by Tokyo… Happy New Year of the Boar. »

The bible paper of this missive, over the years, has faded. The characters of the typewriter (of the Caslon 3) fade away little by little, in the light of day. This is what is appropriate: a gentle escape, a memory erased by a silken time. I’ve never met Chris Marker, but I love his Comments, infinitely. FF

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Comments, Chris Marker, le Seuil, 1961. Depending on the editions (there were two), the value of the first book, on Abebooks, varies from €70 to €575 (with a surge of €2,300 for a signed copy).